Cette présentation met en lumière l'impact environnemental majeur du secteur de la santé, et plus spécifiquement de la cardiologie interventionnelle, sur les émissions de gaz à effet de serre. Le constat est clair : alors que la concentration de CO2 atmosphérique ne cesse d’augmenter, entraînant un réchauffement climatique aux conséquences sanitaires sévères, le secteur de la santé contribue de manière significative à ces émissions, représentant environ 8 % des gaz à effet de serre en France. La cardiologie interventionnelle, bien que moins étudiée que d’autres secteurs hospitaliers, émerge comme un domaine où l’empreinte carbone est notable, notamment à travers les procédures réalisées et les déchets générés.
Face à cet enjeu, l’orateur souligne l’importance d’une transition vers une "cardiologie verte" qui repose sur plusieurs piliers. Il évoque la nécessité de mesurer précisément l’impact environnemental des différentes procédures (tel que le travail en cours sur l’empreinte carbone des coronarographies et angioplasties), afin d’identifier les leviers d’amélioration. Il préconise une optimisation des pratiques, par exemple en favorisant la réalisation des interventions en une seule fois quand cela est possible, ou en intégrant systématiquement la prévention cardiovasculaire pour éviter des soins coûteux en ressources.
Par ailleurs, cette transition verte passe par un engagement collectif et pluridisciplinaire. Il est crucial de renforcer la formation des professionnels de santé sur les enjeux environnementaux, de développer la recherche dédiée à la réduction de l’empreinte carbone, et de créer des réseaux permettant de mutualiser les bonnes pratiques. Une collaboration étroite avec les pharmaciens et industriels est aussi nécessaire, notamment pour orienter les achats vers des dispositifs et médicaments plus durables, en intégrant des critères environnementaux dans les appels d’offres.
Enfin, la prise en compte du triptyque « réduire, réutiliser, recycler » est mise en avant comme stratégie concrète. Réduire la surconsommation et les examens inutiles, encourager la réutilisation des dispositifs médicaux et développer des filières de recyclage adaptées sont autant d’actions à promouvoir. Le message final rappelle que cette transition écologique n’est pas un choix marginal, mais une dimension essentielle de la pratique médicale moderne, contribuant à préserver la santé des patients et celle de la planète.