La reconstruction 3D du scanner cardiaque améliore significativement le diagnostic, la compréhension anatomique et la planification thérapeutique en cardiologie interventionnelle, notamment pour les coronaropathies, les anomalies congénitales et les complications post-TAVI.

Les 3 points clés

  • La reconstruction 3D du scanner cardiaque améliore le diagnostic, la compréhension anatomique et la planification thérapeutique en cardiologie interventionnelle.
  • Le post-traitement en 3D permet des mesures précises et une meilleure visualisation des anomalies complexes, notamment pour les coronaropathies, les anomalies congénitales et les complications post-TAVI.
  • Le scanner 3D offre une vision dans l'espace indispensable pour planifier des interventions, permettant parfois de rendre possibles des procédures percutanées initialement récusées.
Le CT pour l'interventionnel

Apport des reconstructions 3D en structurel

Laetitia NEUVILLERS · 2025

Cette conférence souligne combien les reconstructions 3D issues du scanner cardiaque ont révolutionné le diagnostic et la prise en charge des pathologies coronariennes, en particulier dans le cadre interventionnel. Elles permettent non seulement une visualisation détaillée des anomalies complexes – comme les fistules, sténoses ou malformations congénitales – mais aussi des mesures précises grâce à des acquisitions de qualité et un post-traitement performant. Cette approche avancée offre une meilleure compréhension spatiale des structures cardiaques et des lésions, améliorant ainsi la planification préopératoire et la prise de décision thérapeutique. Plusieurs cas cliniques illustrent cette avancée, parmi lesquels une anomalie de naissance du tronc commun coronarien – difficile à cerner en 2D et à l’angiographie – dont la dynamique en 3D révèle des phénomènes physiopathologiques expliquant des complications graves comme la mort subite. De même, l’imagerie 3D permet de détecter et comprendre des complications post-interventionnelles, telles que des néo-intimalisations ou dissections dans et autour des stents coronariens, offrant un complément précieux ou même une alternative à d’autres techniques invasives comme l’OCT. L’apport du scanner 3D s’étend également aux pathologies structurelles, notamment dans la préparation et le suivi des interventions comme les TAVI, où la visualisation fine des calcifications, des fuites périprothétiques ou encore des ruptures pariétales facilite une meilleure approche interventionnelle. De plus, le scanner 3D aide à décrire avec précision les anomalies congénitales de l’aorte ou les communications interauriculaires atypiques, parfois difficiles à caractériser en échographie ou angiographie 2D. Il offre aux praticiens une meilleure sécurisation des procédures percutanées en permettant d’anticiper les difficultés anatomiques ou de valider la faisabilité d’une technique thérapeutique. Enfin, la présentation insiste sur la nécessité d’un travail d’équipe pluridisciplinaire associant cliniciens, radiologues et ingénieurs pour optimiser les acquisitions et les reconstructions. Si les recommandations actuelles cantonnent souvent le scanner à des indications classiques, cette conférence plaide pour une extension de son usage à une large variété de situations cliniques, où la 3D joue un rôle clé dans l’amélioration du diagnostic et de la stratégie interventionnelle en cardiologie structurelle.