Le calcium artériel rend les interventions périphériques plus complexes en limitant l'expansion des stents, nécessitant des techniques avancées comme l'athérectomie, la lithotripsie, ou le laser pour préparer efficacement les lésions calcifiées et optimiser les résultats sans recourir systématiquement au stent.

Les 3 points clés

  • Le calcium est un facteur majeur de complications en angioplastie périphérique, rendant le déploiement des stents difficile et augmentant le risque de restenose et de thrombose.
  • Les techniques de préparation de la lésion calcique en vasculaire périphérique incluent l'utilisation de ballons haute pression, l'athérectomie et l'hyalinotripsie, avec une attention particulière aux zones où le stent n'est pas indiqué.
  • Le laser multifonctionnel, utilisé avec différents réglages et milieux d'irrigation, est une méthode efficace pour traiter les resténoses intrastent à la fois en périphérie et en coronaire.
Calcium

Calcaire : bouchon sur le périph

Jérôme Brunet · 2026

Les lésions calcifiées artérielles représentent un véritable défi dans la prise en charge des interventions périphériques en raison de leur résistance à la dilatation conventionnelle. Jérôme Brunet souligne que la présence de calcium dans la paroi artérielle limite la capacité d’expansion des stents, ce qui se traduit par un risque accru de lésions résiduelles, restenoses et thromboses à long terme. Cette problématique est particulièrement marquée dans certaines localisations spécifiques, où la rigidité imposée par la calcification complique considérablement la procédure et les résultats. L’utilisation d’outils d’imagerie avancée comme l’échographie endovasculaire permettrait une meilleure caractérisation des plaques calcifiées, notamment en distinguant les calcifications médiales des calcifications intimes, ce qui est essentiel pour adapter la stratégie thérapeutique. Pour surmonter ces difficultés, plusieurs techniques de préparation des lésions sont présentées. Parmi les plus efficaces figurent l’athérectomie orbitale ou rotative, la lithotripsie, et le laser, qui permettent de fragiliser ou fragmenter le calcium avant la pose éventuelle de stents, voire d’éviter le recours systématique à ces derniers. Ces méthodes offrent des alternatives précieuses, notamment dans des zones difficiles à stenter telles que les bifurcations fémorales, les segments sous-genou ou sous-cheville, où la pose d’un stent peut être contre-indiquée ou présenter un risque élevé de complications. Le conférencier illustre ces techniques par des cas cliniques démontrant la faisabilité et l’efficacité des traitements endovasculaires sans recours immédiat à l’implantation de stents, optimisant ainsi les résultats tout en minimisant les risques. L’utilisation du laser en milieu salin ou iodé est également détaillée, insistant sur l’importance de l’adaptation des paramètres du tir laser et du milieu d’irrigation pour maximiser son efficacité. Cette approche est particulièrement intéressante dans le traitement des resténoses intra-stents très calcifiées, où la capacité du laser à fragmenter ces lésions permet une meilleure réouverture des stents contraints. Enfin, Jérôme Brunet invite la communauté des cardiologues interventionnels à s’impliquer davantage dans la prise en charge des maladies vasculaires périphériques, soulignant la nécessité de partager compétences et expériences pour améliorer les pratiques dans ce domaine. Des formations et journées interactives sont proposées pour encourager cette montée en compétence collective.