Yannick Bourseau, sportif de haut niveau atteint d'hypercholestérolémie familiale, a subi une angioplastie nécessitant une contre-indication temporaire à la compétition sportive.
Après la pose de stents, il a repris l'entraînement avec une meilleure récupération et a finalement reçu l'autorisation de reprendre la compétition, réalisant alors ses meilleures performances.
Un accident de vélo à neuf semaines des Jeux paralympiques de Tokyo a compromis sa préparation, mais il a quand même pu participer et donner le meilleur de lui-même malgré un résultat décevant.
Pendant la première vague du Covid, il y a eu une diminution des admissions pour syndrome coronaire aigu ST+ mais une augmentation des complications mécaniques en raison des retards de prise en charge.
Les patients sont arrivés plus tardivement à l'hôpital principalement par peur de déranger ou de contracter le Covid, ce qui a entraîné des délais préhospitaliers allongés et une hausse des complications mécaniques.
Il est crucial d'éduquer le public et les professionnels de santé pour assurer une prise en charge rapide des syndromes coronaires même en période de pandémie, et de ne pas négliger les complications mécaniques associées.
Le registre France PCI permet de confronter les recommandations cliniques avec la réalité des pratiques hospitalières, révélant un écart important notamment sur les délais de prise en charge et les indications de revascularisation.
L'évaluation systématique des indicateurs de qualité via des registres nationaux améliore l'application des guidelines et peut potentiellement réduire la mortalité des patients infarctus en identifiant les points d'amélioration spécifiques par centre ou région.
Le divorce entre recommandations et pratiques est multifactoriel, lié aux attentes des patients, aux motivations des médecins et au système de santé, mais peut être réduit par la mise en place d'indicateurs consensuels et d'une auto-évaluation régulière des centres hospitaliers.
Le pré-traitement dans le STEMI consiste en un traitement initié dès le diagnostic fait par l'équipe préhospitalière, souvent le SAMU, avant la reperfusion.
Dans le non STEMI, le pré-traitement est plus complexe et stratifié selon le risque (bas, haut, très haut), avec une recommandation claire de ne pas administrer d'inhibiteurs P2Y12 avant de connaître l'anatomie coronarienne.
Un consensus récent en Ile de France propose un algorithme de pré-traitement adapté au risque, incluant aspirine, enoxaparine, et en cas de STEMI grave des anti GP2B3A, avec des perspectives d'étude sur un nouvel anti GP2B3A en préhospitalier.
La principale cause d'arrêt cardiaque extra-hospitalier est une lésion coronaire, souvent une occlusion ou lésion instable, retrouvée dans environ 70% des cas.
Quatre études randomisées récentes ont démontré qu'il n'y a pas de différence significative de survie entre une coronarographie immédiate et une coronarographie différée chez les patients sans sus-décalage du segment ST après un arrêt cardiaque.
La sélection rigoureuse des patients, notamment en fonction de l'âge, du délai de transport et du type de rythme cardiaque, est cruciale pour décider de la stratégie coronarographique post-arrêt, avec un intérêt potentiel pour l'utilisation de l'ECMO dans certains cas d'arrêt cardiaque réfractaire.