Le nombre de procédures TAVI est en forte progression, avec une estimation de 45 000 procédures par an en 2035, ce qui posera un défi majeur en raison de la dégénérescence future des prothèses implantées.
Le redotavi est une alternative pour les patients non opérables présentant une dégénérescence sévère des bioprothèses, mais comporte un risque élevé d'obstruction coronaire qui nécessite une planification minutieuse, notamment par scanner et modélisation.
La réussite du redotavi dépend d'une anticipation rigoureuse dès la procédure initiale, avec des outils de planification sophistiqués et une prise de décision adaptée, en privilégiant la chirurgie si le redotavi est jugé non faisable.
Un patient jeune de 28 ans sans facteur de risque a présenté un infarctus du myocarde suite à une micro-rupture focale d'une plaque athéromateuse détectée par OCT.
La prise en charge médicale a été privilégiée sans pose de stent, en raison de l'absence de sténose significative, des risques associés à une angioplastie à long terme et d'une allergie sévère aux produits de contraste.
La réflexion porte sur la meilleure stratégie thérapeutique pour les plaques vulnérables chez les jeunes patients coronariens, notamment entre traitement médical, angioplastie traditionnelle, ballon actif ou stent bio-résorbable, avec un suivi clinique attentif.
Le consensus français de 2006 recommandait l'utilisation des anti-GP2B3A en pré-hospitalier pour le traitement du syndrome coronarien aigu avec élévation du segment ST (SCAST).
Malgré des preuves initiales favorables, l'usage des anti-GP2B3A a décliné et leur recommandation est passée en classe 3 en 2023, sans raison clinique claire.
L'étude européenne Celebrate évalue une nouvelle molécule anti-GP2B3A, le zalinfibant RUC4, administrée par injection sous-cutanée dans les camions du SAMU pour améliorer le traitement pré-hospitalier des SCAST.
Les recommandations 2023 unifient les pathologies du syndrome coronarien aigu (SCA) sous une seule stratégie diagnostique et thérapeutique commune.
La troponine hypersensible est confirmée comme la pierre angulaire du diagnostic et du suivi du NSTEMI, avec un protocole précis pour le dosage à H0, H1, et éventuellement H3.
Les nouvelles recommandations excluent l'utilisation systématique d'oxygène en phase aiguë sans désaturation et préconisent l'heparine non fractionnée comme traitement anticoagulant de référence en phase préhospitalière.
L'organisation médicale des Jeux Olympiques de Paris 2024 repose sur un système coordonné entre médecins, secouristes et responsables pour assurer la prise en charge des athlètes, médias et VIP sur les différents sites.
Un village olympique réversible, situé à Saint-Denis, sera médicalisé avec une polyclinique dotée de tous les équipements nécessaires et reliant certains cas sérieux à des hôpitaux de référence comme Bichat et Georges Pompidou.
La gestion médicale des événements intègre une augmentation des moyens d'urgence, une analyse des risques par sport et des exercices fréquents pour faire face aux catastrophes diverses, garantissant une réponse adaptée à chaque situation.
Le secteur de la santé, y compris la cardiologie interventionnelle, émet une quantité significative de CO2 et doit réduire ses émissions pour aligner ses pratiques avec les objectifs climatiques mondiaux.
La pollution atmosphérique liée aux activités humaines a un impact direct sur la santé cardiovasculaire, augmentant la morbidité et la mortalité associées aux maladies cardiovasculaires.
Il est crucial de développer un enseignement, une recherche, une collaboration interprofessionnelle et d'adopter des pratiques plus durables (réduction des déchets, achat responsable, prévention) pour une cardiologie plus verte et respectueuse de l'environnement.
La cardiologie sensible inclut non seulement la gestion de la douleur mais aussi la prise en compte de la fragilité psychologique des patients, en particulier le lien bidirectionnel entre maladie cardiaque et facteurs psychologiques comme la dépression.
Le burnout chez les soignants en cardiologie est un problème important avec environ 30% des cardiologues concernés, entraînant des effets négatifs sur les relations professionnelles et la qualité des soins.
La détection et la prise en charge du burnout restent insuffisamment codifiées, malgré une reconnaissance croissante de son impact sur la qualité des soins et le bien-être du personnel médical.
La cardiologie est sous une pression permanente depuis plus de 30 ans, mais le taux de plaintes contre les cardiologues n'a pas augmenté de manière significative.
Les complications des interventions cardiaques, notamment sur la voie radiale et lors de procédures complexes comme la CTO, nécessitent une vigilance accrue et une bonne coordination entre les cardiologues.
Il est essentiel d'assurer une information claire des patients, une bonne organisation interne, ainsi qu'une traçabilité rigoureuse des procédures pour prévenir les complications médico-légales.
Le diagnostic d'angor spastique doit être envisagé chez des patients présentant des douleurs thoraciques récurrentes malgré la pose de stents, avec confirmation par un test au métargin intracoronaire.
Le sevrage tabagique est crucial dans la prise en charge de l'angor spastique, mais il peut être difficile à obtenir, notamment chez les patients anxiodépressifs.
L'angioplastie peut être utilisée face à des lésions d'origine spasmodique sévères, mais ne toujours pas efficace car les spasmes peuvent persister et entraîner des complications même après intervention.
L'imagerie en dos coronarienne est essentielle pour identifier la cause exacte d'un arrêt cardiaque lorsque l'angiographie montre une lésion ambiguë.
Il faut considérer la possibilité de spasmes coronariens comme déclencheur d'arrêt cardiaque et réaliser un test de provocation si nécessaire.
Dans les cas de spasmes réfractaires malgré un traitement médical maximal, l'angioplastie peut être une option thérapeutique, surtout si le spasme est focal.
Le spasme coronaire est une cause potentielle grave et méconnue de douleur thoracique, souvent sous-diagnostiquée, nécessitant un test de provocation pour confirmer le diagnostic.
Le traitement médicamenteux par inhibiteurs calciques est efficace, mais le spasme peut entraîner des complications sévères, nécessitant une réanimation urgente.
Le diagnostic précoce par imagerie intracoronaire et IRM cardiaque permet d'adapter le traitement et d'éviter des erreurs thérapeutiques, notamment l'arrêt des bêta-bloquants qui sont contre-indiqués.
Le spasme coronaire est une pathologie sous-estimée et grave qui nécessite une réflexion clinique approfondie, notamment dans les cas d'angor sans lésion coronaire visible.
Le diagnostic du spasme se base sur des tests de provocation intracoronaires qui augmentent la sensibilité et doivent être pratiqués en cas de suspicion, surtout en présence de coronaires angiographiquement normales.
Le traitement du spasme repose principalement sur des règles hygiéno-diététiques strictes, notamment l'arrêt du tabac, associé à des médicaments comme les inhibiteurs calciques, avec une bonne efficacité si bien suivi.